A 7H52 ce samedi matin 8 Novembre 2014 , a été déclenché par l’Engagement des Citoyens du Montargois (ECM), un test de discrimination a valeur judiciaire ayant pour but  d’établir sans ambiguïté  la discrimination dont les Personnes en Fauteuil Roulant ( PFR ) sont les victimes quand elles veulent emprunter un bus circulant sur l’une des lignes régulières d’Amélys.

 

Le but de la démarche était d’établir la preuve irréfutable des éléments matériel et intentionnel, constitutifs de la   Discrimination .

L’élément matériel a été constitué par la non prise en charge ( constatée par enregistrements vidéos ) de Monsieur Karl Martignoni, PFR,  qui est resté immobilisé sur le quai d’embarquement, face à la porte latérale d’un bus pourtant équipé d’une rampe rétractable, en parfait état de fonctionnement.

L’élément intentionnel a clairement été établi par l’enregistrement ( audio et vidéo ) des propos d’employés d’Amélys qui ont , en toute bonne foi, déclaré que leur direction leur avait clairement donné la consigne de refuser l’accès des personnes en fauteuil roulant à l‘intérieur des véhicules des lignes régulières.

En résumé, Amélys, délégataire du service public des transports sur le territoire de l’Agglomération Montargoise, a refusé l’accès à un véhicule équipé pour la prise en charge d’un usager en fauteuil roulant , qui pourtant a demandé un arrêt à partir d’une station adaptée, en précisant qu’il comptait être déposé à une autre station, elle aussi adaptée.

Une dizaine de membres de l’ECM est venue, pancartes en mains, se positionner devant le bus pour signifier au chauffeur que son refus de laisser monter M.Martignoni allait entrainer l’immobilisation du véhicule, jusqu’à l’arrivée des forces de la police judiciaire.

Deux véhicules de police sont arrivés sur les lieux. Les fonctionnaires ont dans un premier temps écouté les propos de la représentante d’Amélys qui leur a confirmé le refus de sa direction de prendre en charge la PFR.

Dans un second temps, ils sont venus à la hauteur de Monsieur Karl Martignoni pour faire, ( devant nos caméras et micros )  la constatation officielle de la preuve matérielle irréfutable de l’acte discriminatoire dont il est victime.

Un fonctionnaire de police l’a ensuite invité à se rendre au commissariat où sa plainte a été enregistrée dans l’heure !

Avant d’effectuer ce test de discrimination , de nombreuses demandes de rendez-vous ont été , en vain , déposées auprès de la direction des transports de l’agglomération ;  de nombreuses interpellations lors de réunions publiques ont eu lieu à l‘adresse des élus en charge du dossier, sans que rien d’autres que des réponses évasives voire débiles aient été fournies.

Dernièrement, le président de l’ECM a adressé un courrier officiel à tous ces responsables, exigeant des réponses nettes à des questions précises – sans suite…

Jusqu’à présent, force était de constater que Monsieur Martignoni était cyniquement assimilé à un rouspéteur patenté , citoyen isolé et sans soutien .

Avec ce test de discrimination,  L’ECM   et ses élus, représentés aux conseils municipal et d’Agglo, lui apportent désormais leur soutien inconditionnel   .